Les samedi 17 et dimanche 18 septembre, c'est avec beaucoup d'émotion que Feigneux à retrouvé « Jours de fête ». Pour l'occasion, ce ne sont pas moins de 700 personnes qui ont rejoint cet évènement citoyen dès le samedi soir et plus de 6000 sur la journée du dimanche.
La fête a débuté aux chants de l'ensemble vocal «
Toujours les mêmes », une chorale délurée qui nous a autant fait rire qu'elle nous a ému. Le relais a été pris par «
Guitarzamis », un trio de virtuoses qui nous ont envoûtés avec leur jazz manouche, s'arrêtant de table à table sur des airs de Django et autres rois du style.
Puis les «
Chupa Chuva » nous ont fait swinguer et vibrer avec enthousiasme sous le chapiteau. Enfin, tard dans la nuit, c'est avec la féerie du bal Tzigane de «
La caravane passe » que le premier jour s'est achevé.
Le lendemain dès l'aube, la vocation citoyenne de ce rendez-vous s'est imagée de manière festive autour d'une école du début du siècle reconstituée avec l'aide du
musée de l'école publique de Chevregny où des comédiens instituteurs mettaient à l'honneur avec humour, le principe de laïcité hérité de Jules Ferry. Tout autour et tout au long de la journée, ce fut spectacles de rue, avec « le prêtre et le républicain » du
SAMU , « Ne me kilt pas » de la
Compagnie Mic Mac, Les «facteurs d'amour » tout droit sortis du film de Jacques Tati ont à nouveau planté la Poste de la
Cie Hydragon pour le bonheur de tous. Les fanfares «
Fanfarasca » de Beauvais et «
Aux cuivres Citoyens » de Feigneux se sont organisées en duos d'ensembles, guidant le public du stand de
Green Peace, à celui de
l'assos aux b½uf, des ateliers de
la bergerette, vantant les énergies renouvelables, au stand de l'
Adosen sur les dons d'organes,
d'Amnesty international à la promotion de l'économie équitable et solidaire avec
Artisans du monde, pour finir en une rencontre musicale avec les percussions de la troupe Guinéenne de
James Sila comme pour souligner le lien Nord-Sud. Les habitants du village avaient quasiment tous leur rôle à jouer : certains se mêlant aux artistes et comédiens, d'autres en tant que bénévoles de l'organisation, d'expositions de restauration, ou tenant leur étal du vide grenier. En guise de bouquet final, juste après la représentation des cuistots, le dernier spectacle des «
Costards », un lâché de ballons a emporté les bonnes paroles de la journée vers d'autres horizons.
Une perceptible bonne humeur générale a tissé ses fils magiques entre le public, et les acteurs de ce festival de plaisirs et d'éveil. C'est sans doute ce qui caractérise le mieux
Jours de fête.